Auteurs

# Edmond Baudouin 

// Scénariste

Ce dessinateur est également scénariste, né en 1942 à Nice. Après avoir suivi des cours aux Arts décoratifs de Nice dans l’adolescence, il exerce la profession de comptable avant de revenir au dessin en 1971. Il a collaboré avec des revues de bandes dessinées comme Pilote, (À suivre) et L’Écho des savanes. De 1999 à 2003, il a été professeur d’art à l’Université du Québec en Outaouais. Ses albums sont principalement en noir et blanc. Leur originalité graphique se situe entre la peinture et la bande dessinée. Le fait qu’il utilise des pinceaux pour travailler ses aplats de noir n’est sans doute pas étranger à cela. Il a reçu trois Alph-Art à Angoulême (1992, 1997 et 2001).

// La patience du grand singe,  avec Céline Wagner, 2006 • Collection TEBEOS



# Tarek 

// Scénariste

Diplômé de la Sorbonne (Paris I) en histoire médiévale et en histoire de l’art, Tarek publie Paris Tonkar en 1991 à l’âge de 19 ans : premier livre d’art consacré au Spraycan art à Paris qui devient un ouvrage de référence. Pratiquant le hand ball depuis l’âge de 12 ans en club, il joue en quart de final de la coupe de France universitaire en 1990.

Ensuite, pendant près de dix ans, il voyage dans de nombreux pays tout en continuant ses études et la photographie. Il vit à Damas, de 1995 à 1997, où il enseigne et donne des conférences au centre culturel français. Son travail photographique est exposé à Lattaquié, à Damas puis en France dans de nombreux lieux dont le centre culturel syrien à Paris. Tarek scénarise une cinquantaine d’albums chez plusieurs éditeurs, entre 1999 et 2010, pour lesquels il rencontre l’adhésion du public et remporte de nombreux prix dont le Saint-Michel du meilleur scénario en 2007 pour sa série Sir Arthur Benton. Cette même année, son travail sur Sir Arthur Benton fait l’objet d’une grande exposition de 200 m2 au Mémorial de Caen durant quatre mois : c’est la première fois qu’une bande dessinée est ainsi mise en valeur dans un lieu d’histoire et de mémoire. Ses albums BD jeunesse sont régulièrement utilisés dans les écoles et les parcours de lecture.

Depuis 15 ans, il donne régulièrement des conférences sur la bande dessinée, l’histoire et l’art contemporain. En 2009, il participe à un colloque sur la Guerre froide au mémorial de Caen en présentant son travail sur la propagande et la BD durant cette période. Tarek se consacre également à la photographie et prépare actuellement une réédition de son premier ouvrage ainsi qu’un livre sur l’histoire du graffiti de 1983 à 1995. En préparation, de nouvelles séries BD dont une consacrée à la Rafle du Vel’ d’Hiv chez Quadrants (Soleil production) avec Christian Maucler au dessin, une autre sur La guerre des Gaules et sur Les Poilus dans les tranchées chez Tartamudo.

// Turcos, avec Batist, 2011  • Collection TEBEOS

// La guerre des Gaules, avec Vincent Pompetti, 2012  • Collection TEBEOS



# Batist 

// Dessinateur

Ce jeune dessinateur a grandi dans les montagnes savoyardes où il a puisé une partie de son imaginaire pictural. Après avoir obtenu son diplôme à l’école nationale des arts appliqués et de l’image à Chambéry (ENAAI), Batist rencontre Tarek lors du salon bande dessinée d’Évian dans lequel il est invité comme dessinateur dans le fanzine azil’zine. Suite à la création de la collection EP Jeunesse par Tarek et Aurélien Morinière, ils réalisent d’abord Les chaussettes trouées série de bande dessinée en trois tomes à l’ambiance champêtre, puis Les poussins de l’espace dans un registre plus poétique (deux tomes parus). En plus de la bande dessinée, Batist est illustrateur et photographe.

Il intervient régulièrement dans les écoles pour faire des ateliers avec les enfants. En 2007, il participe à une conférence avec Tarek sur “La bande dessinée jeunesse” (salon du livre de Paris) puis une autre avec David Soudan (illustrateur, peintre et créateur de l’école nationale des arts appliqués et de l’image), Damien Duffreney (illustrateur/graphiste), Bouss et Vincent Bailly (auteurs de bande dessinée), sur “Le premier album, de l’idée à l’édition” (festival international de la bande dessinée de Chambéry). Actuellement, il se consacre de plus en plus à la photographie et prépare des expositions sur ces dernières réalisations.

// Turcos, avec Tarek, 2011  • Collection TEBEOS



# David B 


// Dessinateur & scénariste

Pierre-François Beauchard, né le 9 février 1959 à Nîmes est dessinateur et scénariste. Après avoir étudié à l’École supérieure des arts appliqués Duperré à Paris, David B. commença à travailler dans le domaine de la bande dessinée en 1985 (Pas de samba pour capitaine Tonnerre) ; il scénarisa et dessina des histoires dans de nombreux magazines, comme Okapi, (À suivre), Tintin Reporter et Chic. Son style original noir et blanc fut notamment influencé par Georges Pichard et Jacques Tardi. Il participa en 1990 à la fondation de L’Association, éditeur indépendant français de bandes dessinées. Ses travaux furent publiés dans Lapin, le magazine de L’Association. La plupart de ses publications des années 90 furent regroupées dans le Cheval blême et les Incidents de la nuit.

En 1992, il s’installe à l’Atelier Nawak avec Lewis Trondheim, Christophe Blain, Didier Tronchet puis, en 1995, il fait partie des fondateurs de l’Atelier des Vosges avec la plupart des auteurs de l’Atelier Nawak mais également Frédéric Boilet, Emmanuel Guibert, Marjane Satrapi et Marc Boutavant. Entre 1996 et 2003, il créa L’Ascension du Haut Mal, une série autobiographique de 6 tomes consacrée notamment à la maladie de son frère aîné et considérée comme l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la bande dessinée moderne, comme le prouvent les multiples nominations de cette série au Festival d’Angoulême : en 2000, le tome 4 reçut l’Alph’art du meilleur scénario et en 1998 et 2004, les tomes 2 et 6 furent nommés pour le Prix du meilleur album. Il a gagné, avec le 6e volume, le Prix International de la Ville de Genève en 2003.

Depuis 1997, il a publié chez d’autres éditeurs que L’Association (de laquelle il s’est séparé avec fracas en 2005) et a travaillé avec d’autres auteurs comme Christophe Blain ou Emmanuel Guibert. Le thème de la mort est très présent dans l’ensemble de son travail. David B. l’explique par son enfance marquée par les crises d’épilepsie de son frère (thème central de la série L’Ascension du Haut Mal) ; chaque crise était vécue comme une petite mort.

// Zèbre, 2005 • Collection TEBEOS



# Farid Boudjellal 

// Dessinateur & scénariste

Il est né le 12 mars 1953 à Toulon. Comptable de formation, Farid renonce vite à cette profession pour se lancer dans la bande dessinée. Après quelques essais dans la SF et l’humour, il crée en 1978, le personnage d’”ABDULAH” dans lequel il retrouve ses origines algériennes. La parution de “L’Oud” chez Futuropolis en 1982 marque un tournant important dans sa carrière. Cet album, qui paraît au moment du grand boum médiatique des beurs, connaît un grand succès.

En 1990, sort chez Soleil Productions, le premier tome de la série “Juif-Arabe”. Cette série remportera elle aussi un vif succès auprès du public et de la presse : Prix Actualité 91 pour le tome 3 “Conférence Internationale” au festival BD des villes de Hyères et de Brignais. Farid, malheureusement visionnaire, est au coeur de l’actualité française et internationale : parution des “Intégristes” avant les événements de Carpentras et celle de “Conférence Internationale” avant la Conférence de Paix de Madrid. Ayant aussi des origines arméniennes, l’auteur partage dans ses albums le malheur de tous ceux qui ont subi un génocide. Outre sa production BD, Farid est également affichiste et illustrateur publicitaire, participant à tous les mouvements anti-raciste en France (Campagne France + : “Demain je serai Président”).

// Hanna et Chloé, 2004.

// Les folles années de l’intégration, avec Larbi Mechkour et l’IMA, 2004 • Collection TEBEOS

// Le chien à trois pattes, 2005.

// Les Slimani, 2010.



# José Jover 

// Editeur & dessinateur

Né en Espagne, José Jover est entré aux Beaux-Arts de Paris en 1975. Il a produit de nombreux albums de BD, des affiches de publicité (France et Europe) et des dessins animés pour la télévision tunisienne. Auteur-illustrateur, il met son talent au service de la tolérance sociale et culturelle. Parallèlement à ses activités de dessinateur de BD, de dessinateur de presse, d’Illustrateur dans l’édition jeunesse et adulte, de peintre, de réalisateur de dessins animés, José  a créé cette maison d’édition qui a pour vocation de publier des albums jeunesse et de la bande dessinée.

// Salséro et Hollywood Land, 1999 • Collection BARCOS

// Le miroir des Templiers #1, avec Jef Martinez et José Jover, 2008.


# Vincent Pompetti 

// Dessinateur

Diplômé de l’Institut National des Beaux-Arts Saint-Luc de Liège, il réalise seul sa première bande dessinée qui a pour thème la science-fiction dans un monde imaginé par lui : Planète Divine, paraît en deux tomes chez Glénat en 2002 et en 2003. Avec Raspoutine dans la collection Trilogie et Œil brun, œil bleu, il débute sa collaboration avec le scénariste Tarek aux éditions Emmanuel Proust. Sa palette s’affine, son style devient plus réaliste et ses cadrages deviennent dynamiques. Depuis 2008, il dessine la série Sir Arthur Benton dont le dernier tome du second cycle est prévu pour la fin 2010.

Depuis son installation en Bretagne en 2007, il se consacre à la peinture à l’huile sur toile. Ainsi, plusieurs de ses œuvres ont déjà été exposée à Saint-Malo (Quai des bulles en 2008), à Liège, Paris et Brest en 2009. Il obtient le prix de la ville de Creil en 2009 pour la série Sir Arthur Benton.

// La guerre des Gaules, avec Tarek, 2012  • Collection TEBEOS



# Maurice Rajsfus 

// Scénariste

Il est né le 9 avril 1928 à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Historien et militant, il est auteur d’une cinquantaine de livres dans lesquels il a abordé les thèmes du génocide des juifs en France, de la police et des atteintes aux libertés. En 1994, il a co-fondé l’Observatoire des libertés publiques, qu’il préside. Maurice Rajsfus est le fils de parents juifs polonais arrivés en France au début des années 1920. Ils ont été mariés par le maire d’Aubervilliers, Pierre Laval, « alors encore avocat pacifiste ».

En juillet 1942, il est arrêté avec ses parents lors de la rafle du Vélodrome d’Hiver par un policier « un temps voisin de palier (…) Lorsque, en 1988, Rajsfus tentera de l’approcher (« pour comprendre »), le retraité l’éconduira d’un brutal: « Ça ne m’intéresse pas ! » Il n’a cessé depuis d’incarner cette « police de Vichy au passé trop présent, sans remords et sans mémoire » (Pierre Marcelle). Maurice Rajsfus, qui a alors 14 ans, est relâché à la suite d’un ordre aléatoire excluant les enfants Juifs français de 14 à 16 ans de la rafle. Ses parents ne reviendront pas. Il a été « Jeune communiste » à 16 ans, exclu à 18 pour « hitléro-trotskisme », militant de la IVe Internationale avant 1950, puis du groupe Socialisme ou Barbarie avec Lefort et Castoriadis, le réseau Ras l’Front de 1991 à 1999 » (Pierre Marcelle). Un an après que, le 6 avril 1993, le jeune Makomé M’Bowolé a été tué d’« une balle dans la tête à bout touchant alors qu’il était interrogé, menotté, au commissariat des Grandes Carrières » (18e arrondissement de Paris), Maurice Rajsfus co-fonde l’Observatoire des libertés publiques, qui relève dans son bulletin mensuel Que fait la police ?, ce qui constituerait, selon lui, des bavures policières.

Pour lui, le lien entre passé et présent est constant, notamment dans la surveillance de la police : « Ils ont volé des années de vie à mes parents. Tous ont participé aux rafles quand ils étaient requis. Pratiquement pas un seul n’a démissionné. Si la police française ne s’était pas mise aux ordres, jamais il n’y aurait eu autant de dégâts. Il y a eu 150 000 déportés de France, dont 76 000 juifs, les autres étant des déportés politiques (résistants, communistes, otages…). Et que dire de ce policier qui, rendant compte à la préfecture de sa mission, ose écrire, le 22 juillet : “Le Vél’ d’Hiv’ est évacué. Il restait 50 juifs malades et des objets perdus, le tout a été transféré à Drancy.” »

Définissant le sionisme comme un « projet présenté comme « généreux » par ses initiateurs », il considère qu’il « a rapidement dérivé en une entreprise également raciste ». Antisioniste, il dénonce l’utilisation de l’accusation d’antisémitisme qui est, selon lui, devenue « une arme brandie contre tous ceux qui s’opposent au sionisme, idéologie active qui ne saurait souffrir la moindre critique ». Il publie, en 1990, Palestine: chronique des événements courants, 1988-1989 et L’ennemi intérieur: Israël-Palestine, livres dans lesquels il décrit Israël comme « une démocratie sous haute surveillance » et dénonce les exactions de l’armée israélienne. N’ayant longtemps eu que le certificat d’études, puisqu’il quitta le collège à 14 ans, Maurice Rajsfus a cependant passé un doctorat en sociologie en 1992. Il a été à plusieurs reprises membre du jury des Big Brother Awards France, et a préfacé le livre, Big Brother Awards. Les surveillants surveillés (2008).

// Moussa et David, avec Jacques Demiguel, 2006 • Collection TEBEOS

// Maurice dans la tourmente, avec Michel D’Agostini et le soutien du Mémorial de la Shoah, 2010 • Collection TEBEOS



# Vinz el Tabanas 

// Dessinateur

C’est un jeune et prodigieux dessinateur de 23 ans. Vincent a découvert la BD comme beaucoup de jeunes de sa génération, à travers les mangas japonais, puis les comics américains, avant de s’intéresser à l’univers du graffiti et du tattoo. Après quelques essais comme dessinateur de presse, il a rencontré José Jover, scénariste et responsable des éditions Tartamudo, qui est devenu « son 2e papa ». Il lui a en effet proposé de travailler sur un scénario de science-fiction écrit une quinzaine d’années auparavant et initialement destiné à un jeu vidéo. L’histoire d’un adolescent projeté dans un univers sordide, que Vincent a fait sienne.

Avec succès, puisqu’aujourd’hui les auteurs du Miroir des Templiers enchaînent les dédicaces, tout en préparant la sortie du 2e tome de la série (qui en comptera 3). Vincent s’occupe également de la communication de l’une des collections, Geek Connexion. Car ses talents ne s’arrêtent pas au dessin : il s’essaye aussi au numérique, à la programmation, à la vidéo et au web. Bref, c’est un véritable « couteau suisse du graphisme », qui semble n’avoir qu’un seul mot d’ordre : rester affûté.

// Le miroir des Templiers #1, avec Jef Martinez et José Jover, 2008.



# Céline Wagner 

// Dessinatrice
Née en 1975 dans le Val d’Oise, elle est diplômée de l’école de design Polycréa de Toulouse. Elle effectue un stage aux côtés d’Edmond Baudoin et de cette rencontre naît en mai 2003 une bande dessinée réalisée à quatre mains, Les Yeux dans le mur, sur le thème du peintre et de son modèle (Dupuis, collection Aire Libre). Céline Wagner poursuit par ailleurs son travail d’artiste plasticienne militante, car pour elle “l’art se sert de rien pour rendre important ce qui n’a l’air de rien”.
// La patience du grand singe, avec Edmond Baudoin, 2006 • Collection TEBEOS



# Slim 

// Dessinateur
Auteur de bande dessinée et caricaturiste de presse né le 15 décembre 1945 à Sidi Ali Benyoub (près de Sidi-bel-Abbès) dans l’ouest de l’Algérie. Il a publié de nombreux albums de BD distribués en Algérie et en France, Slim collabore avec de nombreux journaux et magazines internationaux (L’Humanité) en 1995/1996/1997. Il participe également à la création artistique des campagnes de communication de grands groupes mondiaux et ONG. En 2009, lors de la 2e édition du Festival International de la Bande Dessinée d’Alger (FIBDA), un hommage officiel lui a été rendu reconnaissant son œuvre et sa contribution au patrimoine culturel de l’Algérie.Wolinski dira de lui d’ailleurs un jour: “si vous voulez connaître l’Algérie, lisez les albums de Slim”. Il collabore aujourd’hui avec Le Soir d’Algérie, quotidien francophone algérien, avec une planche hebdomadaire (Tout Va Bien -TVB) en page 2.

// Waloo à l’horizon, en partenariat avec l’IMA, 2003  • Collection TEBEOS


# Nathalie Jean Bart 

// Dessinatrice

Elle vit en Angleterre, graphiste de formation elle a collaboré à de nombreux projets pour la télévision. En 1994, le magazine El Building publiait sa première bande dessinée, Le mannequin, sur un scénario de Said Haddar. Son dernier album, Red Jim, raconte les aventures de deux gros chiens stupides confrontés à une invasion de lapins extraterrestres.

// Red Jim, 2007.


# Larbi Mechkour 

// Dessinateur

He is mainly an illustrator, who works for Libération, Politis, and association magazines. He cooperated with Farid Boudjellal on Les Beurs, a series of short stories about immigration that was published in L’Écho des Savanes in the 1980s. The album, published by Albin Michel in 1984, won the “Best Anti-Racism Album” prize. Other comics by Mechkour are Sa Majesté Ramadan (Ed. Shift) and the series ‘Aziz Bricolo’ (in Pif Gadget).

// Les folles années de l’intégration, avec Farid Boudjellal et l’IMA, 2004 • Collection TEBEOS



# Jeff Baud 

// Dessinateur & scénariste

Passionné depuis toujours par le dessin et autodidacte acharné, il entre dans les studios Gaumont sur le dessin animé d’Astérix et le coup du menhir. Sa carrière se poursuit en tant qu’animateur sur la série Babar, puis il travaille pour Disney France, où il installera sa planche à dessin pendant plusieurs années. Il y pratiquera le « dessin fixe » (décors, personnages et costumes). Pendant toutes ces années, il poursuit l’idée de faire une BD fantastique : Mâtinée de Tolkien. C’est ainsi que va naître le personnage de Domenico et tout son univers. Le premier tome de Domenico Le Secret de Nikobus Keton sort aux éditions Tartamudo en mai 2006. Le deuxième tome Les Frères du Sommeil, sur les trois prévus au total, sort en novembre 2008. Il travaille actuellement pour l’édition textile d’Art, et développe des personnages animaliers en 3D pour la société Axovia.com.

// Une aventure de Doménico #1 et 2, 2006 et 2008.



# Mathieu Trabut 

// Dessinateur & scénariste

Mathieu Trabut est un dessinateur Français qui a voulu faire de la BD depuis la maternelle. Pendant ses années Lycée il participe au fanzine de l’école, remporte un écureuil d’or au concours de BD d’Angoulême (1993) et dessine pendant les cours. Après avoir eu son Bac littéraire option Arts Plastiques, et après quelques années d’errances il décide de faire une année d’étude en Infographie, ce qui lui permettra de travailler deux ans dans ce domaine. Mais le goût de la BD reste prioritaire et finalement il décide de partir en Belgique pour suivre 4 années d’études en BD à l’académie des Beaux-Arts de Tournai. A la sortie il écrit son premier projet « Terre de son nom », qui intéressera les éditions Tartamudo. Ce projet sortira courant 2008.

// Terre de son Nom #1, 2008.



# Ruben Sosa (1941-2007) 

// Dessinateur

Peu connu en France, il avait démarré sa carrière très jeune en publiant aux côtés d’auteurs de renom tels que Hugo Pratt, Alberto Breccia,Eugenio Zoppi, Solano López, Arturo del Castillo, Carlos Roume entres autres. Son activité professionnelle commence à Buenos Aires en 1959 en collaborant aux revues dirigées par Hector Oesterheld : Hora Cero etFrontera. Au gré des rencontres professionnelles, il entre dans les plus grandes maisons d’édition des États-Unis et d’Angleterre : DC Comics, Marvel Comics, Fleetway. En Italie , il publie dans Alter AlterCorto MalteseCorrier Boys, Vampirella, Intrépide, Il Monello, Blitz, Uomini et GuerreEn France ses histoires sont publiées dans la revue Charlie.

En 1986, il fonde en Italie le Studio Arti Visive, une école artistique où sont donnés des cours de dessin publicitaire, d’illustration, de bande dessinée, d’aquarelle, d’acrylique. Aujourd’hui, comme toujours, l’auteur continuait de faire ce que qui lui plaisait en donnant le meilleur de lui-même. Son album Les tigres de papier paraît à titre posthume.

// Les tigres de papier, 2004 • Prix du carrefour européen du 9e art et de l’image, meilleur album, 2008.

# Juan-Maria Cordoba


// Dessinateur & scénariste

À l’âge de 9 ans, je commence ma première BD dans un petit cahier à dessin d’écolier (une BD très inspirée de « GOLDORAK » mon idole de l’époque). Très vite, je tombe amoureux du journal « Spirou » qui va m’apporter, dans les 10 années à venir, un graphisme très franco-belge. J’envoie très fréquemment des planches à ce journal, qui m’encourage à continuer. « Spirou » a été, pour moi, le meilleur professeur de bande dessinée et surtout ma plus grande motivation pour devenir un Franquin, un Uderzo, etc. Je participe à de nombreux festivals et j’obtiens ma première publication dans un fanzine de Dieppe, « Sapristi », bien connu des lecteurs de BD. Les années passent et je me perfectionne dans la publicité : il faut bien manger ! Décidé à être publié, je continue à fréquenter les festivals pour y trouver un collaborateur scénariste et pourquoi pas un éditeur. Et là, c’est la grande rencontre, contacté par les éditions Sémic qui avait comme projet une collection de BD très engagées, je touche enfin à mon au but au bout de ces 25 années de travail.

 // Lost Conquistadores #1, avec Dahmani, 2008 • Collection Rire

 // Lost Conquistadores #2, avec Dahmani, 2011 • Collection Rire

// Les Animotards #3, 2012 • Collection Rire