Prix Tournesol 2012 : les sélectionnés

Le prix Tournesol 2012 de la BD sera décerné à Angoulême le jeudi 27 janvier 2011 par un jury présidé par Eva Joly, députée européenne et candidate d’Europe écologie – Les Verts à l’élection présidentielle. Ce prix récompense un album considéré comme le plus sensible aux problématiques écologiques ou le plus porteur de valeurs comme la justice sociale, la défense des minorités et la citoyenneté.
Les 7 albums sélectionnés sont :
– Brume, collectif dirigé par Kness (CFSL Ink) : Ouvrage rassemblant 19 histoires complètes autour du thème de l’environnement. Chaque auteur apporte une vision personnelle de notre manière de traiter la planète et nous entraine le temps de quelques pages dans des univers réels ou fictifs, dans le futur et le passé, pour une prise de conscience. Chaque histoire est  réalisée par un auteur différent, issus de la communauté CFSL.
– Business is business de Julien CDM et Yann Lindingre (Drugstore) : À l’heure où l’injustice sociale est au moins aussi mondialisée que les entreprises, à l’heure où sourdent le mécontentement et l’indignation, Lindingre et Julien CDM nous proposent une farce politique jouissive et clairvoyante. Un pamphlet qui dévoile les dessous pas jolis-jolis de ceux qui gouvernent nos vies, dans un univers amoral où chacun est corruptible pour peu qu’on paie le bon prix : une grosse montre pour réussir sa vie à temps, un poste de ministre fantoche, une fête avec le gratin du vulgaire sur un yacht, une jolie présentatrice télé sur un plateau… Bienvenue en France !
– Des salopes et des anges de Florence Cestac et Tonino Benacquista (Dargaud) : Parler de l’avortement dans une bande dessinée ? Voilà qui pourrait paraître délicat, voire « casse-gueule ». Mais c’était sans compter sur la finesse et le sens de l’humour de Tonino Benacquista, romancier et scénariste de cinéma, et sur le trait rond et jovial de la dessinatrice Florence Cestac, capable de passer du rire aux larmes et de mêler le comique et le tragique.
L’album montre bien, au-delà des péripéties de son scénario, les doutes, les tourments, les interrogations et la culpabilité qui assaillaient toutes ces femmes qui se lançaient dans cette aventure, dans des conditions matérielles et psychologiques souvent difficiles.
– Fox I : Sans domicile fixe de Martin Singer (Poivre et sel) : Fox est dans la rue. La rue, c’est son toit. Un grand toit avec des couloirs de bitumes. Dans la rue, il fait froid, il y a la manche, il fait soif, il pleut. Dans la rue, les souvenirs s’étiolent. A travers les yeux de Fox, c’est notre société qui est disséquée. L’autre n’a pas sa place. L’autre est mis à la rue. L’autre devient sans domicile fixe. Un regard doux amer porté par Martin Singer, dont c’est ici le 3ème album. Un album avec une suite… car Fox est toujours à la rue.
– Jules VI : Un plan sur la comète d’Emile Bravo (Dargaud) : Suite à la menace imminente d’une collision d’une comète avec la Terre, Jules et Janet sont appelés pour une mission périlleuse : sauver la Terre ! Une réflexion sur l’écologie, l’air de rien… Dans cette bande dessinée qui s’amuse à réfléchir, Emile Bravo aborde des thèmes essentiels : l’environnement, le sort de notre planète, les dérives financières…
– Tchernobyl, la zone de Natacha Bustos et Francisco Sanchez (Des ronds dans l’O) : Cette histoire explique comment la vie de ces gens a été affectée et en particulier celle des trois générations de la même famille. Ils ont été obligés de laisser du jour au lendemain pour toujours leur maison et leurs terres. En souffrant dans leurs propres chairs les conséquences de la radiation. Une tragédie qui touchera aussi les futures générations. Sans tomber dans la facilité ce travail raconte dans les entrailles le drame d’une famille qui est aussi le drame de nombreuses autres.
– Turcos I : Le jasmin et la boue de TarekBastit Payen et Kamel Mouellef (Tartamudo) : Basé sur les parcours de l’arrière grand-père de Kamel Mouellef et de son arrière grand-oncle, Turcos nous raconte tout d’abord une histoire d’hommes, des poilus qui ont combattu dans les tranchées, loin de chez eux, pour une Mère Patrie que la plupart ne connaissaient pas avant d’arriver sur le sol de France. À travers ces deux soldats, sont évoqués le rôle et la place des combattants indigènes dans l’armée française avec l’idée de montrer et surtout de raconter des histoires personnelles (exclusivement fictives) sur un arrière-plan réel et historique, celui de la Première guerre mondiale, le tout préfacé par Yasmina Khadra et scénarisé par Tarek (Sir Arthur Berton).
    

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