Résultat du concours sur le site Peplum

Nous avons organisé avec le site Peplvm un jeu concours autour de la BD consacrée à la guerre des Gaules. Voici les réponses et la liste des heureux élus qui ont gagné un album.

Les réponses au concours :

1) Jules César n’a jamais été «empereur».

Il a exercé les diverses magistratures du cursus honorum (édile, questeur, préteur etc.), mais en Gaule il était proconsul. Et, à son retour à Rome, il se fera nommer dictateur… à vie.

Son titre d’imperator était purement honorifique, ayant ainsi été acclamé par ses soldats sur le champ de bataille comme tout général romain vainqueur (un peu comme «maréchal», qui n’est pas un grade militaire mais un titre honorifique). La notion d’«empereur» n’existait pas à la fin de la République et n’apparaîtra qu’à partir de Tibère, successeur d’Auguste.

Nous avons aussi reçu une réponse qui ne manquait pas d’intérêt : c’est, en effet, avec la seule Xe Légion que César se porte au devant des Helvètes; toutefois comme proconsul des Gaules cisalpine et transalpine ainsi que d’Illyrie, il a déjà à ce moment 4 légions sous ses ordres.

Mais bien entendu, ce subtil distinguo pâlit devant la bourde «Jules César, Empereur romain» !

2) Les Éduens.

«Amis et Alliés du Peuple romain.»

3) Monarchie.

Comme son père Celtill, Vercingétorix aspirait à la monarchie. Le vergobret Gobanicio, frère de Celtill, avait fait périr ce dernier parce qu’il rêvait d’abattre la république et de rétablir la monarchie à son profit. Le premier geste de Vercingétorix, lorsqu’il acquit un certain poids politique, fut de tuer son oncle républicain.

4) Arioviste, roi des Suèves.

5) Des profils sur des monnaies à son nom.

6) Il s’agit du Coolus

… dont il existe plusieurs variantes : «Mannheim», «Buggenum». Vincent Pompetti a également dessiné des italiques «Montefortino» qui sont plutôt des IVe-IIe s. av. n.E. (entre autres, donc, les Guerres puniques), quoique le Montefortino semble avoir été conservé au Ier s. de n.E. par les prétoriens — un peu à la manière dont les gardes d’honneur, en tenue de parade, aient conservé des uniformes du XIXe s. (Garde républicaine en France, Life Guard et Horses Guards en Grande-Bretagne, Escorte royale en Belgique) voire plus anciens encore (Garde suisse du Vatican).

Il est certain que les armes étaient récupérées et systématiquement recyclées. On a conservé un casque romain avec gravé dedans les noms de sept propriétaires successifs. Mais c’est bien le Coolus qui est le casque emblématique des armées césariennes.

7) Cavalerie.

Marc Antoine fut le præfectus equitum d’Aulus Gabinius en Syrie. Et à Alésia, il s’illustra dans la plaine des Laumes conjointement avec C. Trebonius, repoussant la cavalerie de secours gauloise avec l’aide de la cavalerie mercenaire des Germains.

8) Non. Il s’agit d’un cousin : Decimus Junius Brutus

… qui du reste s’illustra encore contre les Helviens (52), puis à Alésia en commandant deux légions de réserve. En 46, il assiège et prend Marseille pour le compte de César, ce qui ne l’empêchera pas de se joindre aux assassins de César en 44.

9) Caton le Jeune (Caton d’Utique).

10) Florus, Plutarque et Dion Cassius.

Nous avons cité et résumé ces trois auteurs. Pourtant quelques visiteurs ont répondu :

Strabon, Plutarque, Tite-Live

voir :

Strabon, Plutarque et Florus (résumant Tite-Live et Dion Cassius)

Mais Strabon ne décrit pas les circonstances de la reddition de Vercingétorix. Il se borne à dire que le chef gaulois fut fait prisonnier et que cela mit fin à la guerre. Vint-il à César à pied ou à cheval ? Libre et en armes ou étroitement garrotté ? Ou encore, tint-il quelque discours ? Strabon n’en dit rien, il est vrai que n’en possédons qu’un abrégé grec du Xe s. («Les combats contre César eurent lieu autour de Gergovie, ville des Arvernes bâtie sur une haute montagne, et berceau de Vercingétorix; ils reprirent autour d’Alésia, ville des Mandubiens, peuple limitrophe des Arvernes, laquelle est située aussi sur une haute colline et entourée de deux montagnes et de deux rivières : le général [ennemi] y fut pris et ce fut la fin de la guerre» [Strabon, IV, 2. 3 — trad. Amédée Tardieu]).

Quand à Tite-Live, les parties de son œuvre qui traitent de cet épisode ne nous sont pas parvenues non plus. De son livre CVIII, on possède seulement le résumé suivant : «César vainc les Gaulois à Alésia et reçoit la soumission de toutes les cités qui avaient pris les armes» (Tite-Live, Pléiade éd., p. 635).

Et de toute manière, Florus (début IIe s. de n.E.) ne risquait pas de résumer Dion Cassius (150-235 de n.E.).

Les dix gagnants :

  • Florent TORRECILLAS
  • Mathilde BARON
  • Matthieu SOLER
  • Magali LEGROS
  • Dominique FARGUES
  • Sébastien RAMSEIER
  • Pascal BYLEDBAL
  • Bernard HAUGLUSTAINE
  • Raymond LARPIN
  • Sylvie BARRIO

Peplvm – Images de l’Antiquité : http://www.peplums-info/

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