Deux chroniques sur le site La mare aux mots

Moussa est un petit garçon arabe, il vit dans un camp de réfugiés. David est un petit garçon juif, il vit dans une belle maison et a sa propre chambre. Moussa et David vivent en Palestine. À Moussa on dit de se méfier des juifs, à David des Arabes. Il n’y avait aucune chance que ces deux petits garçons se rencontrent… s’ils n’avaient pas eu la même passion : le football.

Moussa et David, deux enfants d’un même pays est une BD extrêmement graphique, où chaque dessin est fort en symboliques, de par la taille des personnages, des décors de leurs vêtements, des éléments de l’arrière-plan… Par exemple quand on dit que David ne peut pas connaître les autres enfants palestiniens, ceux-ci n’ont pas de visage ou quand on évoque le football pour réunir ces deux communautés le ballon a la forme d’une colombe. Ce sont des exemples parmi tant d’autres, car CHAQUE dessin est rempli de ce genre de clin d’œil. C’est donc graphiquement TRÈS riche… sauf que moi ça ne m’a pas parlé du tout… J’imagine bien le travail énorme pour un tel album, mais personnellement ce genre d’illustration ne m’a pas séduit. Alors c’est complètement subjectif et je vous invite à vous faire votre propre opinion. Ici, on parle donc de la Palestine, de l’endoctrinement dès l’enfance, on doit détester l’autre, forcément. Le football est-il la meilleure façon de réunir tout le monde ? La tâche sera ardue ! Il faudra savoir où jouer, qui arbitrera… et si l’autre cachait des bombes dans ses crampons ? Une BD sur un espoir de rapprochement entre deux peuples en guerre.

En France, pendant la Seconde Guerre mondiale, le petit Maurice vit avec ses parents. Étant juif, il doit porter en permanence une étoile jaune sur ses vêtements et supporter les regards que cela déclenche. Il vit dans la peur, la terreur. En juillet 1942, la police française vient chercher Maurice et sa famille à 5 heures du matin. Ils doivent rassembler quelques affaires en cinq minutes puis ils sont amenés avec d’autres juifs. On propose aux parents de laisser les enfants de moins de 16 ans partir. Contrairement à beaucoup d’autres, la mère de Maurice accepte. Maurice ne verra plus jamais ses parents. Avec sa sœur, ils doivent maintenant se débrouiller seuls pour survivre.

Le petit Maurice dans la tourmente, 1940-1944 Quatre ans parmi les sous-hommes raconte donc quatre ans de la vie d’un jeune juif pendant la guerre 39-45. Les ennemis ne sont pas que les Allemands, mais aussi (surtout) les Français et la police française. Ce sont les concitoyens du petit Maurice qui dénoncent les juifs qui ne sont pas dans le bon wagon, les gardiennes d’immeubles qui pillent les appartements dont les occupants ont été déportés… Une BD historique forte (mais ici pas d’images trop violentes, on s’adresse à des enfants) pour rappeler que pendant la guerre il n’y a pas les bons d’un côté et les méchants de l’autre, qu’il faut se rappeler qu’autour de nous sommeillent de potentiels salauds.

(Source : Bandes dessinées | La mare aux mots.)

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