Archives du mot-clé auteur

Le Festival d’Angoulême, miroir du monde la BD ?

/////// Tarek

Le Festival d’Angoulême est-il devenu le miroir des dérives de notre profession ?

Cela fait déjà 17 ans que je suis auteur de bande dessinée et j’avoue que le FIBD représente pour moi beaucoup de mauvais souvenirs et pas mal de rendez-vous manqués… Et pourtant, j’ai apprécié les nombreuses rencontres avec les lecteurs et les autres collègues mais en fait, tout au long de l’année, je peux vivre ces bons moments dans d’autres salons bien plus accueillants comme Quai des bulles à Saint-Malo, SoBD à Paris ou encore le FestiBD à Moulins.

La 43e édition du FIBD n’a finalement été qu’une consécration de la gabegie de l’équipe dirigeante tandis que le SNAC publie un rapport alarmant sur notre profession moribonde, faisant part du cynisme d’une partie des éditeurs et des institutionnels, de la condescendance des décideurs culturels envers la grande majorité des auteurs, de la misogynie de ce genre de…

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Pourquoi j’ai voté José Jover !

/////// Tarek

« Le meilleur moyen de prévoir le futur, c’est de le créer »
Peter Drucker

Je viens de voter pour José Jover, Farid Boudjellal et Edmond Baudoin lors de ce premier tour du 43e grand prix du FIBD.

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Pourquoi expliquer un choix qui au demeurant est personnel et secret ? Le contexte de ce vote qui frôle le ridicule et la polémique qui a devancé celui-ci, m’oblige à m’exprimer en dehors des réseaux sociaux. Tout commence par un « grand coup de gueule » justifié de nos collègues auteures lorsque la liste des candidats est publiée par l’équipe qui dirige le FIBD (festival international de bande dessinée) : je précise que c’est une entreprise de droit privé qui gère un événement recevant essentiellement des subventions publiques, où les éditeurs payent tout sans parler du prix d’entrée prohibitif pour déambuler dans un supermarché de la BD. Dans une sorte de conciliabule, sans…

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Comité de soutien pour la présidence de José Jover au 43e FIBD

Affiche José Jover FIBD

Le comité de soutien pour la présidence de José Jover au 43e FIBD lance cet appel solennel à toutes les auteures et tous les auteurs de BD mais aussi aux lectrices, lecteurs, bibliothécaires, libraires, amateurs de BD, collectionneurs, autorités autoproclamées, enfants et moins grands, analphabètes, érudits, militaires et pacifistes, mouvement LGBT, traditionalistes, ex-adhérents du PS, aux militants du PC, Front de Gauche, Podemos, aux nostalgiques de l’UMP, du RPR et de l’UDR, aux Noirs, Arabes, Juifs, Catholiques, Protestants, Orthodoxes, Bouddhistes, Chamanistes, Kabbalistes et autres vendeurs de Kebbabs…

Pour faire court : à tout le monde sans exclusive !

Nous soutenons également Farid Boudjellal et Edmond Baudoin dans cette quête de la plénitude qu’est la présidence du FIBD.

Entretien avec Vincent Pompetti

Invité au 28ème festival de Bulles en Loire, Vincent Pompetti revient sur l’adaptation en deux volumes de La guerre des Gaules (Vincent Pompetti, Tarek, Éditions Tartamundo, 2012).

Le prologue de La Guerre des Gaules installe d’abord un conflit armé entre gaulois et germains. Puis il se poursuit entre gaulois et… gaulois. Un parti pris historique illustré par des nuances de gris si chères à feu ce Promeneur du champ-de-mars (1) car, justement, selon lui, elles révélaient la couleur de la France – le gris profond des toits ou celui, plus heureux, de la lavande de Provence. Mais encore « le gris-vert de la Champagne, couleur cadavre de la Grande-Guerre ». Une dominante de gris qui, par le talent de Vincent, met en relief ces rouges sombres rappelant ceux du sang versé au nom du Sénat.
Aussi, le point de vu présenté ici est celui des historiens romains. Il présente Vercingétorix et les Arvernes comme des traitres puisqu’ils ont au préalable soutenus Rome, avant de se retourner contre eux. Ne nous trompons pas, ce changement de camp s’est évidement opéré sous la pression des chefs gaulois. Non pas qu’ils le menacèrent, mais, en s’alliant ici ou là, les tribus de la celtique ne lui montraient-elles pas l’exemple à suivre ?
Et, non content de les soumettre, de prélever tributs et otages, Jules César, en usant de la politique de la terre brûlée, n’a-t’il pas poussé Vercingétorix à la révolte ? Assurément, nous pouvons poser la question qui fâche… Pourquoi diable avoir attendu autant de temps ? Réponse dans le second volume intitulé Vercingétorix.

Suite de l’entretien avec Vincent Pompetti.

Entretien avec Céline Wagner

Invitée au 28ème festival Bulles en Loire, Céline Wagner se livre volontiers face caméra.

Durant son cursus à l’école de design Polycréa de Toulouse, elle effectue un stage aux côtés d’Edmond Baudoin. De cette rencontre naît une bande dessinée réalisée à quatre mains : Les Yeux dans le mur (Dupuis, Coll. Aire Libre, 2003). Un premier one shot dont le thème du peintre et de son modèle la place parmi les jeunes gens qui parle d’eux-mêmes – qui ne parle que d’eux-mêmes, diront certains.
Et alors ? L’expérience des jeunes vaut bien celle des vieux, non ? Car voyez-vous, Céline se voue à la peinture au moins autant qu’au dessin. C’est dire si ce thème lui est cher.

Suite de l’entretien avec Céline Wagner.