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On en parle sur FranceNetInfos : Turcos

Dans la série : « On en parle sur FranceNetInfos», voici un style de BD que nous classerons dans celles recommandée à exploiter en milieu scolaire. Les Éditions Tartamudo en collaboration avec l’auteur aux multiples bds : Tarek et Batist le dessinateur, nous proposent « Turcos : Le jasmin et la boue » : un véritable hommage aux « poilus » mais plus encore, aux « alliés » venus d’ailleurs : les tirailleurs embarqués malgré eux dans cette première guerre mondiale qu’ils soient sénégalais, algériens, marocains…

La suite de la chronique : Turcos – Éditions Tartamudo

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Rencontres avec des auteurs de bande-dessinée sur la Première Guerre Mondiale – Lycée Ph. DELORME

Dans le cadre du centenaire de la guerre de 1914-1918, la médiathèque de l’Isle d’Abeau a proposé d’accompagner les enseignants du lycée et leurs élèves pour visiter l’exposition « Petites histoires de la Grande guerre » et rencontrer deux personnalités du monde de la BD : Tarek et Vincent Bailly.

Ce projet a été construit autour de la participation de nombreux scénaristes et dessinateurs de bande dessinée qui ont du créer un planche de dessin autour d’un objet emblématique de la Première Guerre mondiale.

L’article à lire : Rencontres avec des auteurs de bande-dessinée sur la Première Guerre Mondiale – Lycée Ph. DELORME.

Turcos : le jasmin et la boue | Médiathèques

Un tirailleur algérien dans la Grande Guerre.

Pendant la Première Guerre mondiale, plus de 125 000 indigènes musulmans d’Algérie sont envoyés en métropole ; c’est ainsi que le 11e Régiment des Tirailleurs Algériens participe à toutes les grandes offensives, de la Marne en septembre 1914 à celles de 1918.

L’histoire de ces hommes a commencé à être connue en France grâce au film « Indigènes » de Rachid Bouchareb.

Cette bande dessinée a pour narrateur Mourad Ben Slimane, un rescapé, qui est de retour dans son village, près de Constantine. Il boite légèrement et porte encore un pansement au bras. Dans sa poche, il garde un mouchoir renfermant du jasmin séché que lui avait offert son ami Alouache pour lui porter chance lorsqu’ils sont arrivés en France.

Il raconte, par bribes et sans ordre chronologique, des épisodes de cette guerre aux différentes personnes qu’il rencontre. Il aborde surtout les détails de la vie de tous les jours sur le front : l’amitié, la souffrance, la peur,…
Basé sur le parcours de l’arrière-grand-père et de l’arrière-grand-oncle de Kamel Mouellef, le scénario de Tarek est très bien documenté et atteint son but pédagogique d’autant plus qu’il est complété par un dossier documentaire et une importante iconographie, qui en permettent l’accès aux plus jeunes, en fin d’ouvrage.
Batist Payen, le dessinateur, accompagne ce texte avec sobriété et pudeur : le décor aux couleurs pastel rapproche le lecteur des deux personnages et de ceux qu’ils rencontrent au fil du temps et des batailles, sans pathos ni sentimentalisme.
Malgré ses imperfections –en effet, elle a les limites de ses ambitions : très pédagogique et accessible, elle manque parfois de souffle et d’envergure-, une bande dessinée à lire absolument pour découvrir ces troupes engagées dans le charnier de la Première Guerre mondiale encore mal connues du grand public. Une œuvre de mémoire introduite fort justement sur un questionnement de cette notion de mémoire par Yasmina Khadra.

Source : Turcos : le jasmin et la boue | Médiathèques.

Turcos, la boue et le jasmin | sélection du CRDP d’Amiens

Le parcours d’un tirailleur algérien (militaire de carrière) depuis sa participation à la bataille de la Marne en septembre 1914 à son décès en juillet 1918 au hameau de Tigny (commune de Parcy-et-Tigny) tout près de Soissons. De nombreuses autres actions en Picardie : dans la forêt de Compiègne, pour une “grande offensive“ (comprendre celle dite de Nivelle), dans la ville de Laon en 1916. Toutefois la préfecture de l’Aisne est donnée occupée par les Français alors qu’elle est aux mains des Allemands pendant la quasi-totalité de la Grande Guerre.

Cet album de BD est intéressant car il rappelle que depuis 1911 les indigènes d’Algérie sont soumis à l’obligation du service militaire sans avoir des droits de citoyens et que l’apport des forces coloniales fut considérable dans ce conflit. L’univers de la guerre de mouvement (avec la représentation de Joffre) précède la description du monde des tranchées tant dans sa vie quotidienne difficile que dans les assauts très meurtriers qui en découlent. Un décor non fouillé qui incite à se focaliser sur le ressenti des deux principaux personnages (le héros mort et le narrateur son camarade de combat), des couleurs pastel facilitant la portée mémorielle du récit et atténuant les dimensions tragiques. Une certaine pudeur dans la représentation de la mort qui permet de conseiller la lecture de cet album à des jeunes sans risque de les traumatiser.

La suite : Turcos, la boue et le jasmin.

Turcos Le jasmin et la boue – Malle Ensemble

Basé sur les parcours de l’arrière grand-père de K. Mouellef et de son arrière grand-oncle, Turcos nous raconte tout d’abord une histoire d’hommes, des poilus qui ont combattu dans les tranchées, loin de chez eux, pour une Mère Patrie que la plupart ne connaissaient pas avant d’arriver sur le sol de France. A travers ces deux soldats, sont évoqués le rôle et la place des combattants indigènes dans l’armée française avec l’idée de montrer et surtout de raconter des histoires personnelles (exclusivement fictives) sur un arrière-plan réel et historique, celui de la Première guerre mondiale, le tout préfacé par Yasmina Khadra et scénarisé par Tarek (Sir Arthur Berton).

L’article : Turcos Le jasmin et la boue – Malle Ensemble.