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Le carnet de la Guerre des Gaules est disponible !

Le carnet de la Guerre des Gaules vient d’arriver ce matin avec les ex-libris. C’est un ouvrage collector tiré à 250 exemplaires pour la première édition. Alors n’hésitez pas !

 

Boutique : https://tartamudoditions.bigcartel.com/product/les-cahiers-de-la-guerre-des-gaules

Le carnet est composé d’illustrations et de photographies issues de troupes de reconstitution, de reportages de Tarek en Bretagne, mais aussi des interventions de chercheurs et d’archéologues expliquant le contexte et les détails de l’époque de la Guerre des Gaules.


Descriptif de l’ouvrage :

210 x 297 mm (A4)
couverture papier couché mat supérieur 350 g/m2
nombre de pages : 56
papier intérieur couché mat supérieur 135 g/m2
livre broché
ISBN : 2 – 910867 – 64 – 1
EAN : 9782910867645

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Yasmina Khadra : « L’Algérie est à la veille d’une insurrection »

L’écrivain algérien francophone Yasmina Khadra était candidat contre Abdelaziz Bouteflika à la présidentielle, mais les menaces et les embûches ne lui ont pas permis de poursuivre son parcours. Début février, alors qu’il sillonnait son pays, il avait reçu « Marianne » pour raconter sa patrie et son périple. En ce jour d’élection où chacun retient son souffle, le diagnostic dressé par le romancier algérien le plus lu au monde qui est aussi l’ex-commandant de la lutte anti-terroriste dans l’Oranie, est plus que jamais d’actualité.

Yasmina Khadra - BALTEL/SIPA

Marianne : Qu’est-ce qui vous pousse à briguer la présidence de l’Algérie?
Yasmina Khadra : L’écrivain ne doit pas occulter l’être et le citoyen. D’abord, depuis très longtemps, il m’était insupportable de voir mon pays aller à la dérive. Il n’y a aucune raison pour que l’Algérie échoue : elle a tout le potentiel nécessaire pour devenir une nation sereine, ambitieuse, prospère. Ensuite, quand on sort indemne d’une guerre — notre guerre contre l’intégrisme entre 1991 et 1999 —, on culpabilise. Depuis que j’ai quitté l’armée, j’ai toujours voulu légitimer ma survie. Je me suis donné comme mission de ne jamais oublier ceux qui sont morts, d’être digne de leur avoir survécu. Enfin, je pense qu’un pays sans culture est un pays livré à l’animalité et au chaos. Il est donc logique en tant qu’intellectuel de me lancer dans ce combat pour le guérir.

L’islamisme a été vaincu militairement en Algérie, mais l’islamisme sociétal et comportemental semble l’emporter. Comment vaincre cet ennemi qui s’appelle l’obscurantisme ?
A l’origine de cette dérive, il y a la chosification de la jeunesse, l’absence de tout projet de société, la démolition du rêve. Autant d’ingrédients à identifier et à détruire. Pour couper l’herbe sous le pied de l’intégrisme, il faut redonner de l’espoir aux Algériens, leur prouver que le paradis est au bout de la main d’un homme, pas au bout de sa vie. Je reviens d’un périple de 10 000 km à travers le pays. J’ai vu la démission, le renoncement. L’Algérie est plongée dans une convalescence interminable. Les gens sont encore traumatisés par la décennie noire, laminés. Paradoxalement, c’est chez les intellectuels, les notables, que le renoncement est le plus ancré. Le petit peuple, lui, attend encore quelque chose mais il ne sait plus quoi.

La suite de l’interview : Yasmina Khadra : « L’Algérie est à la veille d’une insurrection »

Propos recueillis par Martine Gozlan pour le magazine Marianne

La BD est en danger !

See on Scoop.itLes BD de Tarek

La bande dessinée traverse une crise sans précédent qui risque de modifier son paysage de manière irréversible (c’est également le cas de notre société de façon plus générale, nous changeons de paradigme) ! Les rapports de l’ACBD ressemblent de plus en plus aux articles de la Prvada durant les semaines qui avaient précédées la chute du mur de Berlin puis l’effondrement du système totalitaire soviétique. La presse « bien pensante » déverse tous les jours les informations qui évitent d’aborder les questions que tous nos concitoyens se posent : que se passe-t-il vraiment ? Quel sera l’avenir de nos enfants ? Et de nos Anciens ?

Nous vivons un moment historique par ailleurs puisqu’il nous est possible de nous regrouper entre auteurs pour monter des structures viables artistiquement, humainement et économiquement !

Sinon, je vous invite aussi à discuter avec les auteurs si vous avez l’occasion d’aller en salon BD et vous verrez que les rapports des « spécialistes » et « des professionnels de la profession » ne reflètent que la doxa des éditeurs de grandes tailles qui se rassurent de la sorte alors que la forêt est en feu et que les pompiers (les institutions comme les régions et l’état) n’ont plus d’essence pour leurs véhicules pour venir éteindre l’incendie !!!!!

L’avenir est incertain mais les auteurs (et j’ai commencé avec certains depuis trois ans déjà !) peuvent changer le cours de leur HISTOIRE.

See on blogs.mediapart.fr

La BD est en danger !

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Madame la ministre de la Culture

 

Nous, auteurs de Bande Dessinée !
Suite à vos déclarations sur le site ActuaBD, je regrette de constater que vous semblez malheureusement méconnaître ou ignorer les réalités du métier d’auteur de BD.
Comment s’en étonner quand vous refusez de rencontrer les représentants des auteurs réunis au sein du Conseil Permanent des Ecrivains et ce, malgré leurs demandes répétées, alors que dans le même temps, vous rencontrez régulièrement le Syndicat National de l’Edition ?

Ces dernières années, il devient de plus en plus dur de gagner sa vie en tant qu’auteur. Cela touche tout le monde dans la profession !!

Aussi il est difficile d’entendre notre ministre de tutelle nous apprendre que tout va très bien dans le monde merveilleux de la Bande Dessinée.
Avec le changement de gouvernement, votre arrivée au ministère avait suscité quelques espoirs chez les auteurs, mais nous ne pouvons pour l’instant qu’être déçus par votre manque d’intérêt, que nous espérons apparent.
Nous savons que les négociations des représentants des auteurs avec le SNE arrivent à leur terme sous l’égide du ministère. C’est une attente forte pour nous, tant le déséquilibre entre auteurs et éditeurs est flagrant ; nous ne pouvons que le constater à chaque négociation de contrat, ce qui affecte notre capacité à gagner notre vie avec le fruit de notre travail.
Nous verrons aux résultats de cet accord si vous nous soutenez et vous souciez effectivement des intérêts des auteurs, et pas seulement de ceux du lobby des éditeurs. Nous le relayerons auprès des journalistes, que cette controverse a mis à l’écoute. Que le résultat soit positif ou négatif.

 Il serait bon que vous acceptiez enfin de recevoir nos représentants. En effet, il ne nous semble pas que le SNE soit le mieux placé pour parler au nom des auteurs.

Rappelons que si c’est l’éditeur qui fait la littérature, c’est l’auteur qui fait l’œuvre.

 

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