Tous les articles par Tarek Ben Yakhlef

Scénariste, peintre, photographe, rédacteur en chef de Paris Tonkar magazine et auteur du livre Paris Tonkar, Tarek est un artiste polymorphe. Il découvre le mouvement graffiti dès 1985 auquel il participe activement, mais l'appareil photo prend vite la place des bombes aérosol le transformant en témoin privilégié de cette époque . Il est d'ailleurs l'auteur à 19 ans seulement d'un livre sur le graffiti français qui encore aujourd'hui est la référence dans le genre. Si au fil des ans il a développé son art sur d'autres supports notamment la bande dessinée où il rencontre un franc succès, les bombes aérosol ne sont jamais très loin. Ces dernières lui permettent encore aujourd'hui de donner vie sur les murs des villes à tout son univers fantastique et coloré. Il a écrit près de soixante-dix livres dont certains sont devenus des ouvrages incontournables (Paris Tonkar, Sir Arthur Benton, La Guerre des Gaules…), des scénarios pour l’audiovisuel en Europe et aux Etats-Unis (documentaire et fiction) et expose ses peintures dans le monde entier (Paris, Lyon, Montréal, New York, Zürich, Genève, Hambourg, Athènes, Budapest, Sao Paulo, Kribi, Dakar, Marrakech…)

Pourquoi j’ai voté José Jover !

/ Tarek Ben Yakhlef Alias Tarek /

« Le meilleur moyen de prévoir le futur, c’est de le créer »
Peter Drucker

Je viens de voter pour José Jover, Farid Boudjellal et Edmond Baudoin lors de ce premier tour du 43e grand prix du FIBD.

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Pourquoi expliquer un choix qui au demeurant est personnel et secret ? Le contexte de ce vote qui frôle le ridicule et la polémique qui a devancé celui-ci, m’oblige à m’exprimer en dehors des réseaux sociaux. Tout commence par un « grand coup de gueule » justifié de nos collègues auteures lorsque la liste des candidats est publiée par l’équipe qui dirige le FIBD (festival international de bande dessinée) : je précise que c’est une entreprise de droit privé qui gère un événement recevant essentiellement des subventions publiques, où les éditeurs payent tout sans parler du prix d’entrée prohibitif pour déambuler dans un supermarché de la BD. Dans une sorte de conciliabule, sans…

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Les femmes corsaires existent !

See on Scoop.itLe Malouin

Serait-ce une femme corsaire ou la prochaine héroïne de notre saga maritime mondialement connue ?

Would it be a woman corsair or the next heroine of our comic book?

Crédit photo : 2013 © Syre

See on lemalouinbd.wordpress.com

La BD est en danger !

See on Scoop.itLes BD de Tarek

La bande dessinée traverse une crise sans précédent qui risque de modifier son paysage de manière irréversible (c’est également le cas de notre société de façon plus générale, nous changeons de paradigme) ! Les rapports de l’ACBD ressemblent de plus en plus aux articles de la Prvada durant les semaines qui avaient précédées la chute du mur de Berlin puis l’effondrement du système totalitaire soviétique. La presse « bien pensante » déverse tous les jours les informations qui évitent d’aborder les questions que tous nos concitoyens se posent : que se passe-t-il vraiment ? Quel sera l’avenir de nos enfants ? Et de nos Anciens ?

Nous vivons un moment historique par ailleurs puisqu’il nous est possible de nous regrouper entre auteurs pour monter des structures viables artistiquement, humainement et économiquement !

Sinon, je vous invite aussi à discuter avec les auteurs si vous avez l’occasion d’aller en salon BD et vous verrez que les rapports des « spécialistes » et « des professionnels de la profession » ne reflètent que la doxa des éditeurs de grandes tailles qui se rassurent de la sorte alors que la forêt est en feu et que les pompiers (les institutions comme les régions et l’état) n’ont plus d’essence pour leurs véhicules pour venir éteindre l’incendie !!!!!

L’avenir est incertain mais les auteurs (et j’ai commencé avec certains depuis trois ans déjà !) peuvent changer le cours de leur HISTOIRE.

See on blogs.mediapart.fr

La BD est en danger !

See on Scoop.itLes BD de Tarek

Madame la ministre de la Culture

 

Nous, auteurs de Bande Dessinée !
Suite à vos déclarations sur le site ActuaBD, je regrette de constater que vous semblez malheureusement méconnaître ou ignorer les réalités du métier d’auteur de BD.
Comment s’en étonner quand vous refusez de rencontrer les représentants des auteurs réunis au sein du Conseil Permanent des Ecrivains et ce, malgré leurs demandes répétées, alors que dans le même temps, vous rencontrez régulièrement le Syndicat National de l’Edition ?

Ces dernières années, il devient de plus en plus dur de gagner sa vie en tant qu’auteur. Cela touche tout le monde dans la profession !!

Aussi il est difficile d’entendre notre ministre de tutelle nous apprendre que tout va très bien dans le monde merveilleux de la Bande Dessinée.
Avec le changement de gouvernement, votre arrivée au ministère avait suscité quelques espoirs chez les auteurs, mais nous ne pouvons pour l’instant qu’être déçus par votre manque d’intérêt, que nous espérons apparent.
Nous savons que les négociations des représentants des auteurs avec le SNE arrivent à leur terme sous l’égide du ministère. C’est une attente forte pour nous, tant le déséquilibre entre auteurs et éditeurs est flagrant ; nous ne pouvons que le constater à chaque négociation de contrat, ce qui affecte notre capacité à gagner notre vie avec le fruit de notre travail.
Nous verrons aux résultats de cet accord si vous nous soutenez et vous souciez effectivement des intérêts des auteurs, et pas seulement de ceux du lobby des éditeurs. Nous le relayerons auprès des journalistes, que cette controverse a mis à l’écoute. Que le résultat soit positif ou négatif.

 Il serait bon que vous acceptiez enfin de recevoir nos représentants. En effet, il ne nous semble pas que le SNE soit le mieux placé pour parler au nom des auteurs.

Rappelons que si c’est l’éditeur qui fait la littérature, c’est l’auteur qui fait l’œuvre.

 

See on 7seizh.info

Considérations sur les arts urbains (French and english version)

See on Scoop.itTarek artwork

Une question m’est souvent posée au sujet des arts de la rue : street art et graffiti « à l’Américaine ». Peut-on considérer la rue comme étant la plus grande galerie d’art du monde ? La plupart des gens en France et même certains artistes urbains en sont convaincus, mais je n’adhère pas à cette vision pour plusieurs raisons que je vais m’efforcer de développer. Je ne pense pas que la rue soit un lieu équivalent à une galerie pour de nombreuses raisons.
See on tareklesite.wordpress.com